Innovation

12 octobre 2014

Si le concept de construction performante ne date pas d’hier, l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation thermique RT 2012 en a considérablement affiné les principes. Signes particuliers : la prise en compte des besoins bioclimatiques, des seuils de consommation d’énergie primaire à ne pas dépasser (50kWep/m².an en moyenne) ou encore une étanchéité renforcée…

Pour que la maison respecte les exigences de la RT 2012, le constructeur peut jouer sur les matériaux de constructions.

Ces derniers doivent assurer la solidité de l’ouvrage mais également faire preuve de vertus isolantes.

Leur inertie thermique est également prise en compte. C’est la capacité à stocker les calories pour ensuite les restituer dans la maison, ce qui permet d’économiser de l’énergie.

Le coefficient R qui mesure la résistance thermique du matériau, varie pour les constructions RT 2012 entre 3 et 5.

Pour les maisons dites passives, ,qui peuvent pratiquement se passer de chauffage, il peut atteindre voire dépasser 8!

De plus en plus de maisons sont bâties selon les principes de l’isolation répartie grâce à des matériaux innovants. Brique Mono mur, béton cellulaire ou parpaing nouvelle génération sont montés selon la technique du joint mince.

Le ciment est remplacé par un mortier-colle. Résultat : des murs d’un seul tenant, à la fois porteurs et isolants, qui font preuve d’une bonne inertie thermique.

Les procédés classiques ne sont pas pour autant négligés. Il y a encore quelques années, le monde du bâtiment pensait qu’il faudrait abandonner la maçonnerie traditionnelle pour augmenter la performance énergétique des constructions.

Or aujourd’hui, les constructeurs atteignent un niveau d’efficacité exceptionnel avec cette méthode. Avec des parpaings ou des briques classiques et une isolation rapportée par l’intérieur ou par l’extérieur, certains d’entre eux peuvent d’ores et déjà bâtir des maisons dites passives, qui peuvent pratiquement se passer de chauffage.

Environ 10% des maisons sont bâties en bois. Le système le plus employé : l’ossature bois industrialisée. Les panneaux sont préfabriqués en usine. Ils sont ensuite acheminés sur le chantier pour être assemblés. Un système qui offre de nombreux atouts : rapidité de montage, adaptation plus facile aux terrains délicats (le bois est plus léger) et forte capacité d’isolation. En revanche, l’inertie thermique du bois est assez faible. Pour compenser, les constructeurs installent leur maisons ossatures bois sur un plancher béton, lequel affiche un bon niveau d’inertie.

Certains constructeurs ont recours à l’ossature métallique. La carcasse la la maison est faite de poutres d’acier inoxydable sur lesquelles on place des panneaux de béton associés à un isolant.

Chez d’autres professionnels, c’est une cage de métal qui renferme l’isolant. Dans les deux cas, la solidité, la performance énergétique, l’inertie ou encore les vertus parasismiques sont au rendez-vous.

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